jeudi 18 octobre 2007

DECIDEMENT ILS NE RENONCENT PAS


NOUVELLE OFFENSIVE DES CREATIONNISTES CONTRE LA THEORIE DE L'EVOLUTION.

Sous le titre "Qui veut la peau de Darwin ?" Ingrid Merckx (POLITIS) met l'accent sur l'inquiétude des chercheurs et des enseignants à propos de la nième tentative de remise en cause du concept d'évolution des espèces.

A lire : - dans POLITIS N°972 du 18 au 24 octobre, l'excellent article d'Ingrid Merckx http://www.politis.fr/Qui-veut-la-peau-de-Darwin,2112.html





- voir aussi le blog ECOSVT http://blog.ecosvt.com/

Un Univers de matière

Que sommes-nous dans l’Univers ? Quelle y est la place de notre galaxie, la Voie lactée ? De notre étoile, le Soleil ? De notre planète, la Terre ? De notre espèce, Homo sapiens ? Comment cet Univers de matière a-t-il pu engendrer la conscience ? Cette conscience, apanage de l’espèce humaine, existe-t-elle ailleurs que sur la planète bleue ? Sommes-nous seuls dans l’immensité sidérale ? Qu’y avait-il avant cette explosion initiale qui remonte à quinze milliards d’années et que l’on nomme big-bang ?
Toutes ces questions, nous nous les posons souvent et à tout âge, mais nous n’avons que des réponses partielles, fragmentaires, qui ne nous satisfont que rarement. Pourtant, ces réponses incomplètes, s’ajoutant les unes aux autres, finissent par construire un scénario encore inachevé, certes, mais qui raconte déjà une bien belle histoire. Celle de notre lointaine origine. Cette histoire grandiose est bien plus envoûtante que celle que nous proposent les religions. Les décors y sont bien plus impressionnants : il n’est pas question de montagnes, de déserts, ni même de notre petit coin de ciel, ou des entrailles brûlantes de la Terre, mais de l’espace infini. Les durées sont bien plus grandes : il ne s’agit pas de quelques millénaires, mais d’une quinzaine de milliards d’années. C’est une toute autre dimension. Les acteurs sont bien plus nombreux et les rôles plus divers. Mais surtout, la mise en scène est bien plus brillante ; le suspense est soutenu depuis le début du premier acte ; il n’y a pas de référence à un marionnettiste – fût-il talentueux – qui tirerait toutes les ficelles au gré de ses caprices. Pourtant, l’improvisation ne semble pas être de mise dans ce spectacle fabuleux ; tout s’enchaîne comme si l’écriture de cette pièce était le résultat d’un travail minutieux et inspiré, mais un travail permanent, en continu, des trois/huit en quelque sorte. Il a dû falloir de nombreuses répétitions et beaucoup d’échecs pour parvenir à une telle perfection. Chaque scène annonce la suivante dans un enchaînement parfait. Le résultat, c’est ce spectacle fascinant auquel nous assistons. Mais il s’agit d’un spectacle interactif : nous y sommes associés, nous pouvons intervenir et modifier, par exemple, la fin du scénario, du moins dans sa partie qui nous concerne.


La principale différence entre la conception religieuse de la création et l’approche scientifique de l’Univers tient, finalement, dans la forme du questionnement : pourquoi ou comment. Le religieux s’attache à donner du sens à la création. Pourquoi le monde est-il ainsi fait ? Parce qu’il est le projet d’un créateur ; c’est, en effet, la seule réponse possible au « pourquoi ». La science est, bien entendu, incapable de répondre à une telle question. Sa préoccupation est de nature différente. Il ne s’agit que de répondre au « comment ». C’est le « pourquoi » qui n’a pas de sens pour elle. Comment la vie est-elle apparue sur la Terre et comment a-t-elle évolué ?

1 commentaire:

babar atin a dit…

Pour enrichir le débat, une citation de votre livre. "Accorder la même valeur morale à la science qui recherche la vérité en ne s'appuyant que sur des preuves ou sur des arguments maintes fois vérifiés et à la religion, qui n'est qu'une croyance sans la moindre petite trace de preuve paraît bien peu justifiable. C'est une injure faite à la science et aux scientifiques. C'est une insulte à la raison. Et pourtant les croyances se portent bien en ce début de troisième millénaire ! C'est peut-être là qu'est le mystère..."